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Prime Carburant 2025 : Qui Peut en Bénéficier ?

Le prix de l’essence pèse sur votre budget pour aller au travail ? Vous n’êtes pas seul à chercher des solutions.

Ce guide vous explique clairement si la prime carburant existera en 2025 et qui pourra en bénéficier.

La prime carburant en 2025 : ce qu’on sait vraiment

En 2023, une indemnité carburant de 100 euros a aidé les travailleurs modestes. Mais depuis, les annonces sur son retour sont floues. Le gouvernement a évoqué une aide ciblée si le prix du litre dépassait un certain seuil, mais rien de concret n’a été mis en place pour 2024.

Pour 2025, la situation reste incertaine. Le gouvernement n’a pas encore confirmé le retour de cette aide. L’idée serait de la déclencher uniquement en cas de flambée des prix. Pour l’instant, il n’y a aucune garantie qu’une prime carburant sera versée par l’État l’année prochaine.

Alors, que faire ? Il ne faut pas compter uniquement sur l’État. Il existe d’autres dispositifs, notamment via l’employeur, qui peuvent alléger vos frais de transport. On va voir ça en détail.

Qui pourrait bénéficier de la prime carburant de l’État ?

Si la prime carburant revenait en 2025, les conditions seraient sûrement similaires à celles de 2023. Le but est d’aider ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler et qui ont des revenus modestes.

Il ne s’agit pas d’une aide universelle. Les critères sont stricts et visent à cibler les personnes les plus touchées par la hausse des prix du carburant pour leurs trajets domicile-travail.

Les conditions de revenus à respecter

Le critère principal est le revenu fiscal de référence (RFR) par part. En 2023, pour toucher les 100 euros, il fallait avoir un RFR de 2021 inférieur ou égal à 14 700 €.

Ce plafond correspondait environ à :

  • 1 314 € nets par mois pour une personne seule.
  • 3 285 € nets par mois pour un couple avec un enfant.
  • 3 941 € nets par mois pour un couple avec deux enfants.
  • 5 255 € nets par mois pour une personne seule avec deux enfants.

Si l’aide est reconduite, le gouvernement utilisera probablement les revenus de 2023, déclarés en 2024. Le plafond pourrait être ajusté en fonction de l’inflation, mais l’idée reste la même : aider les ménages aux revenus les plus bas.

Le type de véhicule éligible

L’aide concerne l’utilisation d’un véhicule personnel pour se rendre au travail. Tous les types de véhicules motorisés à deux, trois ou quatre roues sont généralement acceptés.

Cela inclut :

  • Les voitures thermiques (essence, diesel).
  • Les véhicules hybrides rechargeables ou non.
  • Les deux-roues et trois-roues motorisés (scooters, motos).
  • Les quadricycles.

Un point important : les voitures de fonction et les vélos ne sont pas concernés par cette aide spécifique. La prime carburant est vraiment pensée pour ceux qui paient eux-mêmes leur essence pour leurs trajets domicile travail.

L’obligation d’utiliser son véhicule pour le travail

Pour bénéficier de la prime, vous devez prouver que vous utilisez votre véhicule pour aller travailler. Une simple attestation sur l’honneur est souvent demandée lors de la démarche en ligne.

Attention : Les personnes qui n’utilisent pas leur véhicule pour des raisons professionnelles ne sont pas éligibles. Cela inclut les retraités ou les personnes au chômage, même s’ils respectent les conditions de revenus.

Le but est d’aider ceux pour qui la voiture n’est pas un choix mais une nécessité, par exemple parce qu’il n’y a pas de transports en commun adaptés près de leur domicile ou de leur lieu de travail.

La « prime transport » de l’employeur : une alternative à connaître

Puisque la prime de l’État est incertaine, il faut se tourner vers ce qui existe déjà. Et l’une des solutions les plus stables est la prise en charge des frais de carburant par votre employeur.

Cette aide n’est pas nouvelle, mais elle est souvent méconnue. Elle permet aux salariés d’obtenir un soutien financier pour leurs trajets domicile et travail effectués avec leur véhicule personnel.

Qu’est-ce que la prime transport ?

La prime transport est une aide financière facultative que votre employeur peut vous verser. Elle vise à couvrir une partie de vos frais de carburant ou les frais d’alimentation de votre véhicule électrique, hybride rechargeable ou à hydrogène.

Son montant varie. En 2024, l’employeur peut verser jusqu’à 400 € par an et par salarié (700 € en cumulant avec le forfait mobilités durables) sans payer de cotisations sociales. C’est un avantage pour vous comme pour lui.

  • Pour vous : vous recevez un complément de revenu net d’impôt.
  • Pour l’employeur : il fidélise ses salariés sans alourdir ses charges sociales.

Comment est-elle mise en place ?

La mise en place de cette prime dépend de l’entreprise. Elle peut résulter :

  • D’un accord d’entreprise ou inter-entreprises.
  • D’une décision unilatérale de l’employeur (DUE), après consultation du comité social et économique (CSE) s’il existe.

Le plus souvent, c’est par une décision unilatérale de l’employeur que la prime est instaurée. Il définit alors les règles : le montant, les critères d’attribution et les justificatifs à fournir (souvent une photocopie de la carte grise et une attestation sur l’honneur).

Bon à savoir : Votre employeur n’est pas obligé de vous verser cette prime. C’est une démarche volontaire de sa part. Par contre, s’il la met en place, il doit en faire bénéficier tous les salariés qui remplissent les conditions, sans discrimination.

Qui peut en bénéficier ?

Pour avoir droit à la prime transport de votre employeur, vous devez remplir certaines conditions. La principale est que l’utilisation du véhicule personnel soit indispensable pour vos trajets domicile-travail.

Cela arrive dans deux cas de figure :

  1. Votre résidence habituelle ou votre lieu de travail est situé hors d’une zone desservie par les transports en commun.
  2. Vos horaires de travail (travail de nuit, horaires décalés) vous empêchent d’utiliser les transports en commun.

Les salariés à temps partiel peuvent aussi en profiter. Les règles sont les mêmes que pour les salariés à temps plein, à condition qu’ils remplissent les critères d’éligibilité.

Le forfait mobilités durables (FMD) : l’autre aide pour vos trajets

À côté de la prime transport, il y a un autre dispositif de plus en plus courant : le forfait mobilités durables. Il a été mis en place pour encourager les modes de transport plus écologiques.

C’est aussi une aide versée par l’employeur, mais elle ne concerne pas les mêmes modes de transport. Il est important de bien comprendre la différence pour savoir ce que vous pouvez demander.

Différence entre prime carburant et forfait mobilités durables

La distinction est simple :

  • La prime transport (ou prime carburant de l’employeur) concerne l’utilisation d’un véhicule personnel thermique ou électrique.
  • Le forfait mobilités durables (FMD) concerne les transports « doux » ou alternatifs.

Le FMD prend en charge les frais liés à l’utilisation :

  • Du vélo (personnel, électrique ou non).
  • Du covoiturage (conducteur ou passager).
  • Des transports en commun (hors abonnement obligatoire).
  • D’autres services de mobilité partagée (scooters, trottinettes en libre-service).

Le point clé : La prime transport est pour ceux qui n’ont pas d’autre choix que leur voiture. Le forfait mobilités durables est pour ceux qui peuvent opter pour une solution plus verte pour leurs trajets.

Peut-on cumuler les deux aides ?

Oui, c’est possible. Un salarié peut bénéficier à la fois de la prime transport et du forfait mobilités durables. Mais il y a un plafond d’exonération global à ne pas dépasser.

Le montant total des deux aides exonéré de cotisations sociales et d’impôt sur le revenu est de 700 € par an et par salarié (ou 800 € dans certains cas). Si l’employeur décide de verser plus, la part qui dépasse ce plafond sera soumise à cotisations et impôts.

Par exemple, votre employeur peut vous donner :

  • 400 € au titre de la prime transport pour vos frais de carburant.
  • 300 € au titre du FMD pour vos trajets en covoiturage le reste du temps.

Le total est de 700 €, tout est exonéré. C’est une solution souple pour l’employeur qui veut aider ses salariés à gérer leurs frais de transport.

Cas pratiques : comprendre les situations spécifiques

Les règles générales sont une chose, mais la réalité est souvent plus complexe. Voyons comment ces aides s’appliquent dans des situations particulières comme le travail à temps partiel ou pour les possesseurs de véhicule électrique.

Le cas des salariés à temps partiel

Un salarié qui travaille à temps partiel a les mêmes droits que les autres. Si la prise en charge des frais de carburant est mise en place dans l’entreprise, il peut y prétendre.

Les règles de calcul sont les mêmes que pour un salarié à temps plein. Si un salarié à temps partiel travaille 50% du temps ou plus, il reçoit la même aide qu’un salarié à temps plein. S’il travaille moins de 50%, la prise en charge est calculée au prorata de ses heures de travail.

Par exemple, si la prime est de 200 € par an et que vous travaillez à 40%, vous toucherez : 200 € x 40% = 80 €.

Et pour les véhicules électriques ou hybrides ?

La prime transport couvre aussi les frais d’alimentation des véhicules propres. Cela inclut :

  • Les véhicules électriques.
  • Les véhicules hybrides rechargeables.
  • Les véhicules à hydrogène.

L’employeur peut donc participer à vos frais de recharge électrique pour vos trajets domicile-travail. Le plafond d’exonération de la prime transport est de 400 € par an, comme pour un véhicule thermique.

Ce montant peut être cumulé avec le forfait mobilités durables, portant le total à 700 € par an. C’est un bon moyen d’encourager la transition vers des véhicules moins polluants.

Domicile et lieu de travail dans une grande agglomération

Le principe est simple : si votre lieu de travail se trouve dans une grande ville bien desservie, comme Paris ou une agglomération de plus de 100 000 habitants, l’employeur n’est pas obligé de prendre en charge vos frais de carburant.

Pourquoi ? Parce qu’il y a une alternative : les transports en commun. Dans ce cas, l’employeur a déjà l’obligation légale de prendre en charge 50% de votre abonnement de transport public.

L’exception : Même en zone bien desservie, si vous travaillez en horaires décalés (très tôt le matin, tard le soir, la nuit) et que les transports en commun ne fonctionnent pas, vous pouvez demander la prime transport. L’utilisation du véhicule personnel devient alors une nécessité.

FAQ : les questions fréquentes sur la prime carburant 2025

Pour finir, voici les réponses directes aux questions que vous vous posez souvent sur la prime carburant et les autres aides au transport.

L’employeur est-il obligé de verser la prime carburant ?

Non, la prise en charge des frais de carburant n’est pas obligatoire pour l’employeur. C’est une mesure facultative, mise en place par décision unilatérale de l’employeur ou par accord. Sa seule obligation légale est de rembourser 50% de l’abonnement aux transports en commun.

Quel justificatif fournir pour la prime transport ?

En général, il faut fournir à votre employeur :

  • Une photocopie du certificat d’immatriculation (carte grise) du véhicule.
  • Une attestation sur l’honneur certifiant que vous utilisez votre véhicule personnel pour vos trajets domicile-travail.

Peut-on toucher la prime si on fait du covoiturage ?

Le covoiturage relève du forfait mobilités durables (FMD), pas de la prime transport. Si votre employeur a mis en place le FMD, vous pouvez recevoir une aide pour vos frais de covoiturage, que vous soyez conducteur ou passager.

Le versement de la prime est-il mensuel ?

Pas forcément. L’employeur décide des modalités de versement. La prime peut être versée chaque mois sur le bulletin de paie, ou en une seule fois. Les détails sont précisés dans l’accord ou la décision unilatérale qui instaure l’aide.

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